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Moi, Peter Pan – Michael Roch

Le peuple de Mu
136 pages

Résumé du livre

( 4ème de couverture )
« – Tu pleures ?
Les montagnes sont bleues derrière ses yeux. Une couleur de pluie passée qui regarde, une fois au sol, le souvenir amer de son nuage.
– Peter, répète-t-elle, tu pleures ? »
Offrant une nouvelle vision du personnage, complémentaire et à la fois détachée de celle imaginée par James M. Barry, Michael Roch revisite le mythe du garçon qui ne veut pas grandir.
Moi, Peter Pan est un roman contemplatif, onirique et d’une poésie saisissante à lire en empruntant le chemin vers la deuxième étoile à droite avant de filer tout droit jusqu’au matin…

Mon avis

J’aime les prises de risques. Et ce roman en est une. S’attaquer à ce monument de la littérature jeunesse qu’est devenu Peter Pan n’est pas une entreprise facile pour un jeune auteur. L’un des premiers écueils possibles est la transgression de l’essence de l’œuvre originelle. Non seulement Michael Roch évite cet impair en nous replongeant dans ce fantastique Pays Imaginaire ( et son univers étendu, avec Hook, le film). Mais il parvient également  à donner une nouvelle perspective tout en délicatesse et en nuance.

Nous allons suivre Peter Pan, plus âgé ( 18 ans ? ), à travers une succession de rencontres. Vous serez heureux de retrouver les enfants perdus, la fée clochette, Crochet, Lili la tigresse, les sirènes… Ces aventures nous sont contées telles des nouvelles. Ici pas de récit d’une grande aventure avec un début, une intrigue et un dénouement. Nous sommes davantage face à un patchwork de scènes où le héros est tiraillé par ses doutes, ses peurs. Mais chapitre après chapitre, ce qui paraissait comme décousu prend forme. Une forme abstraite et poétique, dans cet univers onirique!

Autre prise de risque de l’auteur : Le style « littéraire » et métaphorique qui renforce l’ambiance onirique. J’ai eu de très beaux moments pendant cette lecture notamment car la plume est délicate, et sans doute aussi car j’ai apprécié la présence de personnages nuancés et matures. Je dois être cependant honnête. Certains passages m’ont laissés comme hébété. Une sensation d’avoir lu une jolie phrase ou paragraphe sans en avoir pleinement saisi le sens…

Ce Peter Pan, c’est aussi le notre. Chacun aura ses propres moments forts à la lecture du livre en fonction de son vécu, de ses expériences et de ses plaies intérieures. C’est le genre d’ouvrage qu’on ne lira pas de la même manière à 15 ans qu’à 30, 40, 50 ans… J’ai particulièrement apprécié le passage avec le crabe et ce qu’il cherche à nous dire…

Moi, Peter Pan n’est pas un roman parfait. Par son foisonnement, ses questionnements et ses métaphores ou encore son style d’écriture, ce roman peut paraitre confus par moment. Mais comme le héros qu’il met en scène,  c’est un roman vivant, touchant et plein de sensibilité.

Je vous le recommande. Si vous aimez Peter Pan original pour les idées qu’il fait émerger, vous devriez apprécier cette version plus mature. Un roman qui touche à l’âme n’est pas si courant. Et puis c’est « Peter Pan, bordel »!

Ma note : 4 Stars

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La musique et moi

Mon rapport à la musique. Difficile à décrire. J’écoute souvent des morceaux pour me divertir. Mais peu arrive à réellement m’émouvoir, à parler à mon âme. Parfois, comme un écho au loin, une vibration, un titre vient tout chambouler. Je suis contraint de baisser la garde, de baisser les barrières. Surpris, voire sidéré par cet artiste qui a su produire un titre bouleversant mon intériorité. Une résonance se créé et j’ai alors le sentiment d’être ailleurs, d’être partout. Une énergie nouvelle me parcourt.
Comment ne pas vouloir dès lors partager cette émotion, ce sentiment si puissant ? Le problème c’est que nous sommes tous différent et que ce qui m’a emporté pourrait vous laisser de marbre, ou simplement vous effleurer sans jamais vous transpercer.
Parfois, par chance, une personne ressent, comme vous, sur un ou quelques titres que vous chérissez une profonde émotion. Mais il s’agit de son émotion, avec ses nuances. Vous aviez espéré entrer en résonance ensemble, partageant un moment intense et si rare. Vous êtes dès lors ramené à votre solitude.
Mais un jour peut être quelqu’un aussi ressentira ce que je ressens face à la musique. Percevant cette vibration de la même façon, la laissant envahir son intériorité, baissant sa garde, vibrant de tout son être guidé par la mélodie et parfois le chant. Ce jour là, j’aurais sans doute trouvé l’âme sœur.

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Délivrances – Toni morrison

Éditions 10/18
192 pages

Résumé du livre

Bride est une femme magnifique. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Pourtant, elle a aussi été un choc à sa naissance pour ses parents. La jeune fille est prête à tout pour gagner l’amour de sa mère, même à commettre l’irréparable. Au fil des années, Bride connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge et du fardeau de l’humiliation, elle saura se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité

Mon avis

Nous suivons le parcours de Bride. Femme qui a connu le rejet par ses parents dès son plus jeune age à cause de sa couleur de peau. Après avoir rencontré le succès professionnel, elle se retrouve dans une période délicate et pleine de doutes. Doute sur sa relation amoureuse, doute sur le sens à donner à sa vie. Ce doute l’envahi, la dévore.
Pour se retrouver, elle aura besoin de panser les blessures du passé. Et c’est avec une sorte de voyage initiatique qu’elle y parviendra.

J’avais beaucoup entendu parlé du talent d’écriture de cette auteure américaine. Cette édition sortie chez 10/18 a fini de me convaincre au détour de ma librairie. L’écriture c’est bien là la force du roman. Le récit ne serait presque qu’un prétexte tant le sujet principal a déjà été traité tant de fois.
Je retiens principalement l’écriture acérée. Le rythme n’est pas parfait, la construction est parfois déstabilisante : passant d’une voix à une autre. Mais le message est bien là, amené subtilement par petits morceaux comme pour nous décrire ce processus de construction d’un individu par talonnement, par étape.
Je n’ai pas pu lâcher ma lecture même si parfois je ne saisissais pas où l’auteur me conduisait. Des sujets lourds sont abordés et apparaissent parfois de manière inattendu.

Je pensais avoir affaire à un énième livre sur la question raciale aux états unis. Finalement il s’agissait d’un thème en toile de fond. Les fardeaux de l’enfance de Bride sont ses tourments, elle va tenter de s’en délivrer.

Toutefois, Je reste partagé sur ce livre. L’histoire ne m’a pas autant ému qu’espéré mais l’écriture m’a conquis. J’ai d’ailleurs acquis Home de la même auteure.
Je ne peux que recommander de découvrir l’écriture de Toni Morrisson qui marquera à coup sûr.

Ma note : 4 Stars

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Nina bouraoui – Avant les hommes

Éditions Folio
96 pages

Résumé du livre

C’est l’histoire d’un garçon qui vit seul avec sa mère dans un petit pavillon non loin d’une cité. C’est l’histoire d’un été, saison dangereuse et violente. C’est l’histoire de Jérémie, de son obsession pour Sami. L’histoire d’une désertion aussi. La jeunesse est un état sauvage où tout peut arriver, tout peut se détruire, parce que tout tient sur une seule force : le désir. Dans Avant les hommes, Nina Bouraoui décrit, avec la grâce et la volupté d’une écriture envoûtante, les fragilités de l’adolescence et nous offre un roman incandescent et sensuel.

Mon avis

Pas de fioriture puisque le roman est court : 96 pages, chaque mot a son importance.

Jérémie est un jeune homme tiraillé, tourmenté. Il aime, il désire, il fantasme, il est presque obsédé par un jeune homme vivant dans la cité voisine. Cet amour caché, presque impossible l’oppresse. Il alterne entre moment fort et profonde tristesse. Comme si cela ne suffisait pas, il réalise que sa mère n’a peut-être pas été le modèle idéal. C’est en quelque sorte la fin de l’innocence pour ce jeune. Le désenchantement. Mais aussi les pulsions poussées par le désir, comme interdit qu’il tente d’oublier parfois avec la drogue. Il est face à un avenir qu’il redoute.

Le sexualité prend une place importante., et Sami ne sera pas le seul objet de ce désir. Jérémie est en plein questionnement. Il nous parle de ses douleurs. Il est face à ses propres failles, ses contradictions. Il est à la fois effrayé et porte en lui l’espoir. Le corps prend une place importante dans le roman. Comme pour rappeler que le désir est aussi corporel.

C’est un roman qui traite de cette période de transition. Ni vraiment ado, ni vraiment adulte.

Par moment mélancolique, par moment flamboyant, souvent sauvage comme peut l’être cette période de transition pour ces jeunes.

Ma note : 4.5 Stars

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Mes pâtissiers préférés sur LYON

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Bouillet : Plusieurs boutiques sur Lyon, ma préférée est celle de Croix Rousse (4ème). J’adore les entremets et les chocolats.
3 raisons pour céder à la gourmandise de cette patisserie : Généreux, raffiné, prix doux
http://www.chocolatier-bouillet.com

Pépin : Plusieurs boutiques sur Lyon, ma préférée est celle du 2ème arrondissement. Le rapport qualité prix est top. Un large choix et une spécialité à la pomme (verte !) délicieuse.
http://www.patisserie-chocolaterie-pepin.com

Sêve : C’est un peu l’incontournable avec Bouillet. Très raffiné, mais aussi des prix plus élevé et moins généreux. Cela n’enlève en rien les qualité des entremets et des chocolats !
http://www.chocolatseve.com

Rolancy : Ancien Croix roussien, je ne peux écarter ce meilleur ouvrier de France. Plus traditionnel si je puis dire mais tout aussi délicieux.
http://www.alain-rolancy.fr/

Délice des sens : Le petit poucet de mon top. Des prix doux, de l’inventivité du choix avec peut être un peu moins de raffinement que les autres.
http://www.chocolat-delices-des-sens.com/

 

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willandwill

Will & Will de John Green et David Levithan

willandwillLes lecteurs de littérature Jeunes Adultes connaissent forcément l’auteur John Green. Mais David Levithan est lui moins connu. On lui doit notamment le roman Two boys kissing.

4ème de couverture :

Will Grayson se méfie des sentiments. Les histoires de cœur portent la poisse, tout le temps. Alors dans la vie, autant se faire discret. Son meilleur ami, Tiny Cooper, est à la fois une bénédiction et une vraie plaie : ami fidèle et rayonnant, il est aussi ouvertement gay que corpulent et n’a pas l’habitude de passer inaperçu. À l’autre bout de ville, un adolescent en pleine déprime assume mal sa différence. Le hasard veut qu’il se nomme lui aussi Will Grayson…

Ce roman n’est peut être pas le meilleur de John Green mais il est une tentative intéressante aussi bien sur le fond que sur la forme.

Les deux auteurs se sont répartis les rôles. John green écrit sur le premier Will. Dès le second chapitre, le second Will fait son apparition sous la plume de David Levithan. Le style d’écriture est assez différent et cela permet très vite de savoir qui est qui. J’ai été un peu déstabilisé par le style d’écriture de David Levithan pour le second Will. Mais au final, j’ai très rapidement pris mes marques et apprécié ce choix de différencier les Will par le style et le ton.

Sur la première partie du roman, on a du mal à voir où tout cela va nous mener. Est-ce que ces deux histoires vont se croiser un jour où non ? Et comment les auteurs vont pouvoir rester cohérent en croisant leurs personnages. Et c’est probablement, à partir du moment où les protagonistes se croisent que le roman nous emporte réellement. L’ensemble est très cohérent et équilibré du début à la fin.

Concernant les personnages, j’ai été assez rapidement gênés par deux points : l’exubérance de Tiny Cooper et la mélancolie du second Will. Je ne m’attendais pas forcément à cela. Le personnage de Tiny peut être parfois irritant, corrosif mais aussi drôle et profond. Il apporte un contraste saisissant avec les autres personnages que les auteurs utiliseront à bon escient dans la dernière partie du roman. Le point fort du roman réside justement dans ces personnages.

Même si les personnages peuvent être haut en couleurs, ils sonnent toujours vrais. On les suit avec leurs problèmes d’adolescent. De nombreux thèmes sont abordés :
– L’acceptation de la différence, de sa différence et de celle des autres.
– La recherche de soi
– L’amour et l’amitié

Au final, j’ai passé un très bon moment avec tous ces personnages. Je garde encore en tête ce récit qui m’a parfois fait penser à un gros épisode de la série « Glee ». Contrairement aux autres livres de J. Green, le ton est plus léger et l’optimisme très présent tout au long du roman.

Ma note : 3.2 Stars

 

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Oscar et dame rose d’Eric Emmanuel Schmitt

OSCAR_ROSE_J’avais envie de découvrir cet auteur depuis quelques temps. L’un de ses passages dans l’émission la Grande Librairie sur France 5 m’avait convaincu de le découvrir. C’est chose faite avec ce livre jeunesse.

4ème de couverture :
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.

Le procédé utilisé par l’auteur pour nous raconter les derniers jours du jeune Oscar est habile. On s’attache très rapidement à cet enfant et à ses tracas. Oscar parait réel ! Il parle comme un enfant de son age et conserve toute son innocence. L’auteur a réussi à trouver le ton juste.

Eric Emmanuel Schmitt a une plume très agréable, élégante et subtile. Bien que le roman soit court, les personnages rencontrés sont suffisamment travaillés pour nous immerger complètement. On appréciera la dame rose, le médecin, la fille « bleu »,… C’est tout le talent de l’auteur : ce livre est bien plus profond qu’il n’y parait.

Certains pourraient craindre que ce livre soit trop larmoyant au vue du sujet, mais j’ai plutôt eu une agréable sensation à la fin de ma lecture. On se sent plus apaisée. Il faut dire qu’il y a plusieurs passages assez drôles et touchants.

Le seul petit bémol qui m’a interpellé est qu’Oscar confonde Dieu avec Jésus. Mais j’imagine qu’il s’agit d’une manière de crédibiliser Oscar dans son rôle d’enfant élevé dans une famille d’athée qui n’a donc pas eu d’éducation religieuse.

Vous l’aurez compris c’est pour moi un vrai coup de coeur ce roman. Riche et profond de part les thèmes abordés, le roman est agréable à lire jusqu’au bout. Cela donne envie de découvrir les autres livres de l’auteur !

Ma note : 5 Stars

La bande annonce de l’adaptation cinématographique :

 

 

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La stratégie Ender de Orson Scott Card

la-strategie-ender-orson-scott-card-livre-avis-critique-le-bric-a-brac-de-potzina[1]Ce roman de science fiction fait partie d’un cycle appelé le Cycle d’Ender. Adapté au cinéma, ce livre est une référence du genre parait-il. J’avais très envie de découvrir cet univers.

4ème de couverture

Andrew Wiggin, dit Ender, n’est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l’intermédiaire d’un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l’ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l’invasion des doryphores. Et alors qu’Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n’ont-ils pas damné l’humanité elle-même ?

La stratégie Ender n’est pas un roman avec de grandes batailles épiques comme la bande annonce du film pourrait le laisser entrevoir.

On suit Ender. Ce jeune garçon aura à affronter de nombreuses épreuves dont les premières concernent sa propre famille. En effet, étant troisième enfant d’une famille dans un monde où habituellement seul deux sont tolérés, l’enfance de ce jeune semble se compliquer un peu. Pour corser sa sociabilisation, l’auteur fait de notre héro un apprenti chef militaire ayant pour objectif de sauver l’humanité. Rien que ça.

L’action est le principal moteur de ce roman. Mais au delà de cet enchainement effréné de combats, de rebondissement, ce sont les réflexions d’Ender qui nous tiennent en haleine. Ces questionnements permettent à l’auteur de nous faire réfléchir sur  de nombreux thèmes : enrôlement des enfants dans la guerre, l’endoctrinement de masse, la manipulation des foules, mais aussi le pardon.

Même si il n’est pas toujours facile de s’attacher aux personnages, on ne peut rester indifférent à ce que traverse Ender. La froideur de certains passages est nécessaire même si elle peut paraitre difficile pour certains à la lecture. Je vous invite à persévérer, cela vaut vraiment le coup.

J’ai aussi apprécié l’aspect politique du roman. Car même si l’on suit la formation militaire du jeune Ender, l’auteur dissémine ça et là des paragraphes venant apporter un éclairage sur la société dans laquelle vivent les personnages. Enfin, même écrit en 1985, ce roman est toujours d’actualité. L’auteur est un véritable visionnaire : plusieurs technologies qui n’existaient pas lorsqu’il a écrit ce livre sont décrits avec justesse.

Bizzarement, le livre possède quelques défauts mais ils font la force de ce roman. Les pistes de réflexions à l’issue de notre lecture sont très nombreuses. On en ressort frustré car tout s’enchaine finalement très vite à la fin du roman.  Mais ce mélange d’actions et de réflexions est probablement aussi là pour nous détourner de ce bouquet final qui nous envoit un gros coup dans l’estomac.

Ma note 4.5 Stars

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Sans nouvelles de Gurb d’Eduardo Mendoza

34587691[1]J’ai un petit challenge depuis plus d’un an : partir à la découverte des auteurs marquants de culture hispanique.
J’ai dans ma pile à lire ( PAL ) des auteurs comme Gabriel García Márquez, Julio Cortázar, Carlos Ruiz Zafon…

J’ai commencé par un roman décalé. Et c’est le moins que l’on puisse dire !

4ème de couverture
Deux extraterrestres débarquent pour une mission d’étude. Le lieu : la terre. Sujet : les hommes. L’auteur de ce journal a la responsabilité de cette mission. Croyant bien faire, il envoie son subalterne Gurb au contact de la zone et de la « faune autochtone », métamorphosé pour l’occasion en une forme qu’il imagine totalement passe-partout : Madonna. Il ne lui faudra pas plus de 20 heures pour qu’il disparaisse et que, sans nouvelles de lui, le narrateur se voit contraint de partir à sa recherche et à la découverte de Barcelone et des habitudes terrestres. Notre héros se retrouve alors à son insu au centre d’aventures pour le moins désopilantes…

Sur la forme, l’auteur utilise un procédé un peu particulier puisqu’il s’agit d’un journal narré quasiment heure par heure. J’avoue qu’au début cela n’a pas été forcément si simple que cela pour rentrer dans le roman. Toujours sur la forme, le langage employé est accessible sans être simpliste.

Le rythme est plutôt bon surtout lorsqu’on se rapproche des pages de la fin. Certaines répétitions sont par contre de trop car trop répétées justement. On finit par les passer car on comprend bien ce que l’auteur veut nous dire.eduardo_mendoza_grande[1]

Sur le fond en revanche, il y a du bon et du moins bon. L’auteur utilise l’absurde pour amener des éléments de réflexion sur notre société contemporaine. Et c’est probablement là où j’ai été largué. J’ai habituellement un peu de mal avec l’absurde et je n’y ai pas échappé pour ce livre. Contrairement à d’autres, je n’ai jamais eu de sourires à la lecture de ces pages. J’ai même eu du mal à entrer dans cette histoire que j’ai trouvé par moment presque grotesque.

Impossible de ne pas voir les sujets dénoncés par l’auteur, mais j’ai eu le sentiment qu’il ouvrait de grandes portes ouvertes. J’en attendais probablement davantage au vue des critiques.

La fin du roman est aussi prévisible et ne risque pas de vous surprendre si vous suivez le file conducteur de l’auteur.

Avec tous ces éléments négatifs, je n’ai pourtant pas abandonné ce livre. L’auteur a le mérite de savoir écrire une histoire qui se tient. Et on apprécie de pouvoir trouver un sens à cette histoire qui de prime abord semble absurde.

D’autres éléments viennent nous divertir tout au long de cette aventure. Notamment, l’inversion des rôles sociaux entre les deux protagonistes principaux de ce livre et certaines rencontres bienvenues avec notre extra-terrestre.

Je ne recommanderai donc pas ce roman  à moins d’être amateur de l’absurde ! Je n’ai peut être pas choisi le bon ouvrage pour découvrir cet auteur. Ma note : 2.5 Stars

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9782211208345[1]

Le passeur de Lois Lowry

9782211208345[1]Je voyais ce roman depuis quelques temps sur les étales de ma librairie. Et puis, je suis tombé sur des critiques qui m’ont donne envie d’en savoir un peu plus. La sortie du film se rapprochant, j’ai donc sauté le pas. Et je ne le regrette pas.

4 ème de couverture

Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas, la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop pigées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont  » élargis ». personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait continent était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux. quand l’œil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jouas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, connue tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire.

 

Nous voilà plongé dans ce monde qui me rappelait, d’une certaine manière, le premier tome de la saga divergente.  Il s’agit d’une dystopie. Pas étonnant qu’on retrouve ce livre de partout. C’est un genre qui a le vent en poupe. Sauf que ce livre est paru en 1993 !

L’écriture est agréable et simple. Elle permet a un public assez jeune de se fondre dans l’histoire. Mais l’auteur ne manque pas pour autant d’apporter la richesse et la profondeur pour que les adultes apprécient cette lecture. Tout au long du livre, j’ai ressentie tendresse, délicatesse et poésie dans ce récit.

L’auteur a su rendre son œuvre visuelle alors qu’il est dépourvu initialement de couleurs. On imagine très bien cette société parfaitement régie par des règles strictes. Ces règles ancestrales qui ont été mise en œuvre pour ne plus connaitre guerres, chômage et autres déconvenues.

Tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, et pourtant l’auteur glisse petit à petit les secrets de cette communauté. Et l’élément culminant sera la rencontre du passeur ( le sage ) et du jeune dépositaire ! Impossible pour Jonas de faire comme avant. La prise de conscience nous oblige à choisir : agir ou se mentir à soi même.

Acteurs du film Le passeur
Acteurs du film Le passeur

Vu la taille du roman ( à peine 220 pages ), on pouvait craindre un survole des personnages. Mais petit à petit, on s’attache à ce jeune et à son mentor. Le vieux passeur est comme un grand père que l’on retrouverait pages après pages. En revanche, les autres personnages sont moins travaillés. J’aurais aimé découvrir un véritable ennemi incarnant tout ce que notre héro doit combattre.

L’intrigue principale est assez prévisible mais le tout est parfaitement maitrisé. Je n’ai pas eu le sentiment de temps mort. Les pages se tournent facilement et on a envie de connaitre le sort de notre héro jusqu’au grand final. C’est peut être là que les déceptions pourront émerger. En effet, le final réserve à notre héro une dernière épreuve quasiment solitaire. Mais une fois cette épreuve franchie, on se sent comme en manque. On aurait aimé en savoir plus, comprendre davantage, et mieux connaître cet « Ailleurs » dont nous parle les personnages. Cette frustration passée et acceptée, on savoure le fait que ce roman ne soit pas comme les autres. Il laisse place à notre imaginaire pour définir le sort de tous les personnages.

J’ai trouvé ce roman tout à fait d’actualité et même si il est destiné à un public jeune, il dispose d’assez d’idées et de critiques pour qu’un public adulte puisse s’y intéresser. J’ai apprécié la critique concernant la chasse à la souffrance. La souffrance est humaine, elle constitue nos vies et contribue à nous faire évoluer. La combattre, s’est nous perdre nous même. Dans un monde, où nous sommes de plus en plus assisté, il est intéressant d’entrevoir les dérives éthiques de tels comportement.

Ma note : 4 Stars

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