OSCAR_ROSE_

Oscar et dame rose d’Eric Emmanuel Schmitt

OSCAR_ROSE_J’avais envie de découvrir cet auteur depuis quelques temps. L’un de ses passages dans l’émission la Grande Librairie sur France 5 m’avait convaincu de le découvrir. C’est chose faite avec ce livre jeunesse.

4ème de couverture :
Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.

Le procédé utilisé par l’auteur pour nous raconter les derniers jours du jeune Oscar est habile. On s’attache très rapidement à cet enfant et à ses tracas. Oscar parait réel ! Il parle comme un enfant de son age et conserve toute son innocence. L’auteur a réussi à trouver le ton juste.

Eric Emmanuel Schmitt a une plume très agréable, élégante et subtile. Bien que le roman soit court, les personnages rencontrés sont suffisamment travaillés pour nous immerger complètement. On appréciera la dame rose, le médecin, la fille « bleu »,… C’est tout le talent de l’auteur : ce livre est bien plus profond qu’il n’y parait.

Certains pourraient craindre que ce livre soit trop larmoyant au vue du sujet, mais j’ai plutôt eu une agréable sensation à la fin de ma lecture. On se sent plus apaisée. Il faut dire qu’il y a plusieurs passages assez drôles et touchants.

Le seul petit bémol qui m’a interpellé est qu’Oscar confonde Dieu avec Jésus. Mais j’imagine qu’il s’agit d’une manière de crédibiliser Oscar dans son rôle d’enfant élevé dans une famille d’athée qui n’a donc pas eu d’éducation religieuse.

Vous l’aurez compris c’est pour moi un vrai coup de coeur ce roman. Riche et profond de part les thèmes abordés, le roman est agréable à lire jusqu’au bout. Cela donne envie de découvrir les autres livres de l’auteur !

Ma note : 5 Stars

La bande annonce de l’adaptation cinématographique :

 

 

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La stratégie Ender de Orson Scott Card

la-strategie-ender-orson-scott-card-livre-avis-critique-le-bric-a-brac-de-potzina[1]Ce roman de science fiction fait partie d’un cycle appelé le Cycle d’Ender. Adapté au cinéma, ce livre est une référence du genre parait-il. J’avais très envie de découvrir cet univers.

4ème de couverture

Andrew Wiggin, dit Ender, n’est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l’intermédiaire d’un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l’ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l’invasion des doryphores. Et alors qu’Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n’ont-ils pas damné l’humanité elle-même ?

La stratégie Ender n’est pas un roman avec de grandes batailles épiques comme la bande annonce du film pourrait le laisser entrevoir.

On suit Ender. Ce jeune garçon aura à affronter de nombreuses épreuves dont les premières concernent sa propre famille. En effet, étant troisième enfant d’une famille dans un monde où habituellement seul deux sont tolérés, l’enfance de ce jeune semble se compliquer un peu. Pour corser sa sociabilisation, l’auteur fait de notre héro un apprenti chef militaire ayant pour objectif de sauver l’humanité. Rien que ça.

L’action est le principal moteur de ce roman. Mais au delà de cet enchainement effréné de combats, de rebondissement, ce sont les réflexions d’Ender qui nous tiennent en haleine. Ces questionnements permettent à l’auteur de nous faire réfléchir sur  de nombreux thèmes : enrôlement des enfants dans la guerre, l’endoctrinement de masse, la manipulation des foules, mais aussi le pardon.

Même si il n’est pas toujours facile de s’attacher aux personnages, on ne peut rester indifférent à ce que traverse Ender. La froideur de certains passages est nécessaire même si elle peut paraitre difficile pour certains à la lecture. Je vous invite à persévérer, cela vaut vraiment le coup.

J’ai aussi apprécié l’aspect politique du roman. Car même si l’on suit la formation militaire du jeune Ender, l’auteur dissémine ça et là des paragraphes venant apporter un éclairage sur la société dans laquelle vivent les personnages. Enfin, même écrit en 1985, ce roman est toujours d’actualité. L’auteur est un véritable visionnaire : plusieurs technologies qui n’existaient pas lorsqu’il a écrit ce livre sont décrits avec justesse.

Bizzarement, le livre possède quelques défauts mais ils font la force de ce roman. Les pistes de réflexions à l’issue de notre lecture sont très nombreuses. On en ressort frustré car tout s’enchaine finalement très vite à la fin du roman.  Mais ce mélange d’actions et de réflexions est probablement aussi là pour nous détourner de ce bouquet final qui nous envoit un gros coup dans l’estomac.

Ma note 4.5 Stars

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