Divergente (tome 1) de Veronica Roth

Je viens de terminer le premier tome de cette saga écrite par Veronica Roth et très appréciée dans la communauté littéraire (ado et jeune adulte ) : Divergente.

Et je ne vais pas tourner autour du pot, la cote de ce premier tome est complètement surfaite. Loin d’être un mauvais livre pour adolescent, il n’est cependant pas sans défauts et ne tient pas la comparaison avec d’autres dystopies.

L’auteur n’avait que 22 ans lors de l’écriture de ce roman, ceci explique peut être une certaine pauvreté dans le récit et un manque d’originalité dans sa construction mais je vais essayer de développer tout cela.

Commençons par la 4ème de couverture :

Cinq destins. Un seul choix. Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq factions. A 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitudes n’est pas concluant. Elle est divergente. Ce secret peut la sauver. Ou la tuer.  

La construction & intrigues : manque d’originalité

Nous voilà donc plongé dans ce monde un poil caricatural, où l’on saisit assez rapidement que Tris, le personnage principal, va devoir trouver qui elle est vraiment et le système de caste est là pour cela : lui permettre de se confronter aux principales caractéristiques que l’auteur voit en l’humanité dans le but de se façonner, de se construire. Il s’agit probablement de ma première déception. C’est peu original et déjà vu. En effet, pour se réaliser dans ce tome, Tris va devoir surmonter une succession d’épreuves pendant lesquelles elle devra prouver qu’elle est apte à intégrer l’une de ces castes.
Le livre est plutôt bien construit même si les ficelles du genre se voient un peu trop parfois ou s’étirent en longueur. Aucune grande surprise dans le final non plus même si le tout reste bien agréable à lire. J’avais même le sentiment pendant la lecture de retrouver les sensations que j’avais pu éprouver à la lecture des Trois Mousquetaires d’A. Dumas. (Cet auteur avait publié cet ouvrage dans un journal où il était payé à la ligne. L’aventure avait tendance à s’étirer et cela se ressentait un peu à la lecture )

Le style & profondeur : un poil léger

Autre point de déception, c’est pauvre. N’attendez pas à découvrir plusieurs niveaux de lecture dans ce roman. Il y a bien des pistes de réflexions sociétales, philosophiques voire politiques mais elles sont maladroitement disséminées et il est difficile sur ce point de féliciter l’auteur. C’est d’autant plus frustrant que le potentiel était bien là.
Tout n’est pas pour autant noir dans ce tableau. La simplicité ( voulue ou non ) de l’écriture nous permet de lire le roman rapidement, même dans les moments un peu long ( la succession d’épreuves ) tout reste léger. Cette légèreté nous ferait presque oublier notre objectivité tant on a le sentiment de passer un bon moment.

Les personnages : pas assez travaillés

C’est un autre point sur lequel j’ai été déçu. Les principaux protagonistes sont attachants mais j’ai parfois trouvé Tris un brin niaise pour son age Theo_James_Divergent_premiere[1]et vu le contexte. N’allait pas imaginer que l’auteur nous a concocté des personnages à la Katniss ( Hunger games ) dès le premier tome. Seul peut être Quatre, l’autre personnage clé de ce roman, a bénéficié semble t-il d’un travail plus approfondi par l’auteur. Tout ceci conduit à des personnages trop prévisibles.
La romance présente dans l’ouvrage n’apporte pas grand chose et n’est pas le centre de l’ouvrage. On évite la mièvrerie avec une romance qui n’est pas « fleur bleue ».

Conclusion : 3.9 Stars

Je suis donc déçu mais j’ai tout de même passé un agréable moment. Tout ceci est divertissant mais les autres poids lourds du genre sont déjà passés par là. C’est probablement ce qui empêche Divergente d’être un incontournable ou même un coup de cœur. Tout semble très calibré, un tout prémâché, simplifié comme les studios américains de cinéma aiment adapter pour plaire au grand public.
Si vous commencez le genre de la dystopie par cet ouvrage, vous passerez un très bon moment à coup sur. En revanche, si vous êtes un grand amateur d’Hunger Games, soyez indulgent avec Divergente et n’en attendez pas trop.

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